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L'église de Saint-Pardoux a été bâtie sur une éminence, à mi-côte d'une haute montagne, appelée le Pétru, en tête de la vallée qui s'allonge jusqu'à Masgrangeas, en face de la colline sur laquelle sont perchés l'église et le bourg de Saint-Martin-Château. 
 

Elle aurait été érigée en 1178, sous le règne de Louis VII le Jeune, si l'on s'en rapporte à la  date inscrite sur l'une des pierres qui ferment la clef de voûte de la chapelle latérale située du coté du midi. Sur une autre pierre de la voûte de cette chapelle on voit gravées dans un écusson les deux lettres B P, qui sont probablement les initiales du fondateur de l'église.





 

 

Le presbytère était autrefois construit dans un jardin, aujourd'hui transformé en pré ; il fut démoli en 1793. Lors de l'édification du nouveau presbytère, près de l'église, on y transporta et l'on plaça à la porte d'entrée une pierre de taille portant la date de 1690.A cent mètres de l'église, dans la direction de l'ouest, se trouve un monticule surmonté d'un gros rocher, d'où l'on découvrait un magnifique panorama. Le sommet de ce rocher a la forme d'un fauteuil. Au dire de la légende, Saint-Pardoux venait s'y reposer et méditer. 








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Sur le clocher qui précède ce collatéral est cette inscription, en caractères en relief : A. D. AJ CCCC NONAGS° VIII. ONCTA. « Anno Domini 1498 oncta ou consecrata  Elle nous donne le terme de cette restauration et nous fixe d'une manière positive sur le style de nos constructions xv siècle. Plusieurs centaines d'églises du Limousin, à la même époque, étaient reconstruites ou restaurées.  



François Tissier, curé de Saint-Pardoux, enrichit son église d'une nouvelle cloche, ainsi que le constate la mention suivante qu'il en a faite aux registres paroissiaux: « Le 22e du susdit mois et an (décembre (1647), a été bénite la troisième cloche de. cette église, par moi soussigné, avec permission de Monseigneur de Limoges, en présence de M Jehan Savy, notaire, et de Me Piene Savy, aussi notaire, qui ont signé 



Très curieusement dans les Charentes à Etricor, se trouve une église également dédiée à St Pardoux qui nous donne une idée de ce que devait être l’église initiale de St-Pardoux-Lavaud, c'est-à-dire sans son clocher, sans sa petite chapelle au nord ni sa nef au sud !
                                         
 
                                          


La voûte est en berceau plein cintre en blocage. Le choeur est séparé de la nef par deux demi-colonnes engagées portant un doubleau de section carrée. Le chevet plat est éclairé par une longue baie plein cintre, n'ayant que 0m,70 de largeur de lumière pour un large ébrasement intérieur de 2m,40. Il existait probablement huit contreforts pour maintenir la voûte. On en distingue encore trois sur la façade Nord, un sur le chevet, deux sur la façade Sud. Il reste la trace de la base d'un contrefort dans la seconde nef et un autre paraît avoir été complètement supprimé également dans cette nef au Sud.

La nef est surelévée d'un étage accessible par un escalier à vis inséré dans une tour en oeuvre.


Une grande fenêtre, semblable à celle du chevet, était située à la façade ouest, mais elle a été démontée et remployée, comme nous le verrons plus loin, au XVè siècle.

Deux petites baies plein cintre avec ébrasements intérieurs éclairaient le nef : elles ont été également déplacées.

La porte d’entrée est située au Nord, du coté où se trouvait la cour du prieuré. Cette baie en tiers point, ornée de trois redents, garnis de colonnettes en délit, est surmontée de trois archivoltes à boudins toriques, reposants sur six chapiteaux.

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Ces chapiteaux ont déjà les feuilles en forme de crosse de l’extrême fin du XIIè siècle, époque confirmée par les bases à tores et scotie avec griffes aux angles. Deux demi-collonettes engagées et appareillées supportent un quatrième cintre de même profil, mais aplati. L'ensemble, quoique fruste, est de bonne proportion. A gauche de cette porte, se trouve intérieurement un bénitier, certainement de la même époque, composé d'une cuve de granit tout unie sur laquelle se détachent en relief, la lune et le soleil. En dessous de ce dernier, un petit buste rudimentaire rappelle la tradition de la tête de Phœbus antique.








Textes de Z. Thoumieux assisté de Ch. A. Paquet 
Extraits du "Dictionnaire topographique archéologique et historique de la Creuse"   (André Lecler)
Extraits d'un document de M Albert Mayeux  architecte en chef des Monuments historiques
Extraits de documents provenant d’une présentation de Alain Zuber réalisée pour une table de mariages de St Pardoux